Emmanuel Hiriart- Directeur de la Photographie

Projets

Making of « La société Hezbollah » : Webdocumentaire

Ce blog que j’ai lancé fin 2011 pour suivre l’actualité des technologies du cinéma numérique en me basant sur l’expérimentation sur le terrain, mais aussi quelques billets sur l’industrie et l’histoire du cinéma au Moyen Orient va se transformer pour quelques temps en un « making of » d’un webdocumentaire sur lequel je travaille désormais. Même si le travail effectif n’est pas encore lancé officiellement du fait des vacances et que rien ne sera signé avec les productions et les diffuseurs avant la rentrée je vais désormais rendre compte ici de l’avancée de cette plongée au coeur de « la société hezbollah« .

Hezbollah Parades Eight Militants From Prisoner Swap With israel

Le sujet, le traitement et la production de cet objet documentaire, réalisé à base de photographies, de vidéo, d’archives et d’iconographies ainsi que de son et de musique mérite à mon sens que l’on se penche aussi sur les différentes étapes qui vont jalonner le long parcours qui débute aujourd’hui.

Tout d’abord quelques mots sur le fond du documentaire. Il s’agira de plonger au coeur de la société (militants, habitants, cadres, institutions) du hezbollah libanais, à travers quatre de ses « territoires » (le sud liban, la vallée de la Békaa, la banlieue sud de Beyrouth et un quartier de la capitale). Nous passerons en revue tous les aspects de l’action du parti de Dieu depuis sa création, aussi bien sur le plan militaire, religieux, politique, social, économique et culturel. tout cela à travers trois chapitres (l’exercice du pouvoir, la structure et les fondements du parti et enfin l’action militante).

Missiles sur le bord de la route sud

Je rentrerai dans les détails techniques et autres au fur et à mesure du tournage et de l’avancée du projet. J’ai obtenu l’autorisation du Hezbollah après une longue attente et une présentation du projet auprès de leurs institutions dédiées à la presse et à l’information. Et pour les plus septiques d’entre vous je dispose d’une assez grande liberté d’action pour pouvoir travailler au sein de leurs institutions pendant plusieurs mois afin de réaliser un webdocumentaire dense et le plus complet possible traitant de nombreux aspects et questions que suscitent le parti. Comme un signe (positif je l’espère mais j’en doute vue les circonstances et les enjeux) depuis que l’accord à mon égard est intervenu, la branche militaire du parti est désormais « blacklistée » par l’Union Européenne.

Je tournerai avec une Red la partie vidéo (essentiellement des entretiens) ainsi qu’avec un Canon (1DC?) pour les prises de vues photographiques (noir et blanc) et tout cela me donnera l’occasion d’aborder tous les aspects de cette réalisation pas comme les autres de la production à  la programmation de ce webdoc en passant par le tournage, les workflows et sa diffusion (prévue en 2014).

A bientôt sur le terrain, vous pourrez suivre aussi l’évolution de cette production sur Twitter @webdochezbollah


Autopromotion

Je profite du NAB 2013 pour faire un peu d’autopromotion du travail que j’ai pu effectuer ces derniers temps notamment pour des télévisions et clients au Moyen Orient mais aussi en Europe. Ces images proviennent de quelques beaux voyages à Singapour avec Benny Ong, à Jakarta, en Europe du nord ou de l’est, à Paris pour des timelapses , au Liban, dans des camps de réfugiés avec l’UNRWA  et jusque sur quelques plages Cannoises aussi avec Clémence Poesy.  Dans le déluge d’annonce du salon mondial de Las Vegas dont je promets de faire prochainement un petit compte rendu et une analyse des tendances voilà un peu de nostalgie et un retour sur un peu plus d’un an de travail et de rencontres.


Tunisie

Trois mois après la révolution tunisienne je rejoignais trois amis à Tunis pour y tourner un documentaire reprenant les différentes positions politiques des acteurs de l’opposition à Ben Ali. Parmi les nombreuses interviews que nous avons alors réalisées il y avait eu cette rencontre avec Chokri Belaïd, tristement rendu célèbre le 6 février dernier lorsqu’il fut assassiné devant chez lui par des inconnus. Voilà donc l’entretien en question.


Retour à la normale

 

La saison estivale, pourtant studieuse, ne m’a pas donné le temps de mettre à jour le blog comme je le souhaitais. Pourtant il y a du nouveau, du matériel tout d’abord malgré le léger faux bond de BlackMagicDesign qui nous laisse attendre sa petite caméra depuis Juillet, toujours pas de nouveau MacPro et même plus de MacBookPro 17 pouces, de ce coté là rien de bon.

Mais je m’en vais tourner une série « genre Thalassa » pour les Émirats et la sony F3 sera du voyage avec un Cinedeck pour enregistrer en S-Log 10 bits 4:4:4 accompagnée d’une série PL de chez Cooke.

 

Une occasion de vous faire un petit comparatif dans ce segment (Red Scarlet, Blackmagicdesign, Sony F3…) et du coté des enregistreurs externes (Atomos, Sound Device, Cinedeck et blackmagicdesign).

Enfin, un petit article sera aussi consacré aux Lut de la Sony suite à une série de demandes en ce sens et, pour que la rentrée soit complète je ferai aussi une petite sélection des nouveautés de l’IBC 2012.

Bref c’était les vacances…


Retour à la réalité.

De mon coté j’étais en tournage à Chypre, coté grec puis à Istambul pour une série de programmes courts partant à la découverte des villes d’Europe et d’Occident pour une télévision du Qatar. Nous tournons les premiers épisodes avec une Sony EXcam EX3 malgré son codec interne LongGop à 35 Mb/s et une 5D (et son horrible H264) vient faire office de caméra B pour les interviews.

En revenant sur des tournages avec des caméras de type ExCam on se souvient comme il est appréciable d’avoir un outil assez ergonomique, peu couteux, stable et doté d’un workflow des plus simples. Après de nombreuses galères ou malentendus avec notamment des RED qui malgré leurs grandes qualités peuvent parfois causer des angoisses voire poser des problèmes, de son, d’allumage, de workflow ou d’autonomie.

Pourtant mon choix pour l’année à venir est bien d’essayer de ne travailler qu’avec une RED, en l’espèce la Scarlet et de pouvoir ainsi délivrer des films allant du format 4K au HD. En effet je vous ai déjà conté les mérites du petit enregistreur externe pix 240 de sound device et c’est bien grâce à lui que ce choix est possible.

Capable d’enregistrer en 10 bits, 4:2:2 et en AppleProRes comme en DnxHD (pour les monteurs en Avid) jusqu’à 220mb/s dans les deux codes, sur des SSD de 2,5 pouces (dont le prix baisse de plus en plus et dont la qualité est très bonne y compris dans des tournages compliqués en présence de poussières, d’embruns, de neige…) mais aussi sur des cartes CF. On alimente ce petit bloc très compact et solide par la caméra elle même ou via des batteries Sony L, on pourra alors se plaindre d’une autonomie un peu courte car il faut toujours qu’on se plaigne. Pour le reste, à part l’écran qui ne restitue pas vraiment la colorimétrie des images que l’on tourne, un défaut de balance des blancs récurrents sur tous les modèles que j’ai utilisé. Mais comme l’on dispose d’entrées mais aussi de sortie en HD-SDI et HDMI on branchera un moniteur de contrôle. Mon small HD faisant alors parfaitement l’affaire. Du coté du son, on peut faire confiance au pré-ampli de sound device pour s’occuper parfaitement des canaux audio notamment à travers les entrés XLR que l’on peut configurer et monitorer comme on le souhaite.  Les différents upgrades de l’engin nous permettent désormais de ne plus avoir à appuyer sur la touche enregistrer de l’appareil et c’est bien pratique. Je m’en explique, une fois relié à la caméra c’est le bouton de cette dernière qui pilote l’enregistrement sur le pix 240 évitant d’avoir à déclencher deux fois mais surtout d’interrompre par inadvertance par pression des grosses touches du boitier externe.

C’est donc un boitier qui a su me conquérir car il me donne une certaine sérénité dans le travail, quelque soit la caméra que j’utilise, le codec est toujours le même et le haut débit d’écriture donne un peu plus de qualité à mes images y compris en provenance de caméra 1/3 de pouce ou d’un demi pouce.

Pour exemple sur ce type de tournage pour le Qatar à travers le monde (il est prévu de faire escale à Paris, Londres, Prague, Berlin, Amsterdam, Barcelone et New York City dans un premier temps) il me permet de proposer un meilleur codec à la production qui tient à tourner la chose en ExCam (ils disposent déjà d’un parc de caméras de ce type) et de disposer l’air de rien de 2 canaux audio supplémentaires, et d’une copie de sauvegarde sur cartes SxS en plus de la duplication des rushes sur deux disques durs chaque soir.  Je voyage l’esprit tranquille, le workflow est des plus simple, l’ergonomie est bonne et le tout étant solide et compact l’appareil se loge dans un sac à dos dans une petite housse et depuis le temps n’a pas pris un coup.

Les SSD sont un bonheur en terme de rapidité et de fiabilité (j’utilise des SSD Samsung 830 et des OCZ Vertex 3). Les monteurs sont ravis de posséder les images en AppleProRes ou en DnxHD selon leurs demandes, et enfin je peux proposer à mon tour des tournages avec la Scarlet voir l’Ikonoscop sans être tenu à un workflow plus long et couteux en temps et en matériel. C’est donc un achat certes un peu couteux (on le trouve en France à 3500 euros mais son prix devrait baisser) mais qui permet aussi de rentabiliser une caméra comme la RED en permettant de l’utiliser lors de tous les tournages ou presque ce qui n’est pas rien lorsque l’on voit le cout d’un tel achat. Voilà comment je vais donc proposer à la production de tourner la saison 2 de ces programmes courts en Scarlet et de leur délivrer les rushes en HD 10 bits à 220mb/s afin que cela ne nuise pas en temps et en argent à la post production.

Par ailleurs le 4K semble devoir devenir la prochaine norme de diffusion du moins si l’on écoute les différents bruits venant de chez Sony qui annonce ni plus ni moins vouloir devenir leader sur le marché du 4K tant en captation qu’en diffusion en étant capable de fournir des caméras et des HDSLR dotés de tels capteurs et de processeurs capables de traiter un tel flux et de la diffuser sur un projecteur vidéo de salon en l’occurrence le modèle VPL-VW1000ES dont on en connait pas encore le prix qui sera aussi capable de convertir des sources en 2K ou en simple HD. La NHK elle, vient de révéler qu’elle travaillait sur un capteur de 8K, le futur semble s’inscrire dans une course à l’armement technologique que les japonais n’ont aucune intention de laisser aux USA ou aux européens. Enfin si ces normes n’atterriront pas dans nos salons avant 2016 sachez que les codecs vidéos permettant de tels encodages sont déjà à l’étude en vu de remplacer notamment le H264, ainsi le H265 (en fait le High Efficiency Video Coding HEVC) sera capable de réduire la taille des fichiers de 40% à qualité égale mais surotut prendra en charge des formats jusqu’à 7680X4320 pixels. C’est en effet le format (Ultra High Definition Television UHDT) 4320p ou 8K qui semble avoir était retenu. On en saura plus dans un an lorsqu’en janvier 2013 lorsque l’Internation Telecommunication Union et MPEG-LA dévoileront les spécifications sur successeur du H264, sans regret.


BlackListed?

Si vous êtes de ceux et celles qui se posent la question à propos du nom de ce site web, que veulent ils dire par « blacklist » je vous dois une petite explication.

Tout d’abord le terme n’a pas la même connotation qu’il avait au départ lorsqu’on l’utilisait à propos de l’industrie du cinéma. Un peu d’histoire nous ramène au temps béni du Maccarthysme lorsqu’il fallait dire que l’on était un bon patriote et que jamais au grand jamais on ne roulerait pour le parti communiste, ou toute autre officine que le grand jury qui vous écoutait considérait comme communiste. En mémoire donc pour ceux et celles qui ont refusé une telle mascarade, et parce qu’il arrive encore parfois qu’on ai à se justifier il me paraissait utile de prendre les devant en appelant donc à être a priori « blacklisté ».

Cette chasse aux sorcières, prendra fin « officiellement en 1960 mais aura débutée en en 1938 par l’instauration de la House Un-american Activities Committee (HUAC) mais qui se professionnalisera après guerre par la création de cette liste noire des organisations et personnalités subversives ( que le mot est beau). qui empêchera à l’industrie de recruter toute personne figurant sur celle-ci. Ce qui vaudra le départ définitif de créateurs comme Brecht, Chaplin ou Welles.

Si l’on se souvent de ceux là encore aujourd’hui car ils étaient déjà des personnages importants du 7ème Art on en doit pas oublier qu’alors la photographie par exemple n’était pas reconnue comme un art majeur. Ainsi la centaine de membres de la Photo League fondée en 1936 qui avaient voulu fonder un activisme nouveau basé sur l’image, et utiliser l’art à des fins de justice sociale vont eux aussi faire l’objet du boycott. A la grande différence de Hollywood eux vont subir silencieusement leur démantèlement car la leurs travaux ne fait l’objet d’aucune considération. Fondée initialement à Berlin (déjà un mauvais point à l’époque) ses fondateurs se réclament de la gauche et vont pendant toute la durée de vie de la ligue réaliser de nombreux documentaires sur la société américaine notamment La communauté afro américaine mais aussi les quartiers de Coney Island, le Lower East Side ou Pit Street.

Une exposition retrace leur travail et leur engagement jusqu’à ce que la liste noire eu raison d’eux.

Si vous êtes de passage à New York City, passez à la Howard Greenberg Gallery (41 East 57th Street, Suite 1406)

Toutefois ce terme n’a plus à Hollywood le même sens, tout se perd, être aujourd’hui sur cette liste est quasiment un honneur et la promesse d’un beau parcours à venir. En effet depuis 2004, mais c’était avant que l’on choisisse ce nom, le studio Franklin Leonard recense les meilleurs scénarii non produits par l’industrie.

Cette année « The imitation Game » de Graham Moore est arrivé en tête de ce classement en recueillant 133 votes. Sans espérer passer de la première définition directement à la seconde nous ne renions aucune des deux listes, tellement si le succès couronnerait le travail accompli, l’appartenance à la première liste serait aussi un honneur.


Bande annonce : « Michel Elefteriades… »

J’avais déjà tourné une interview du personnage à Beyrouth il y a un peu plus d’un an à l’occasion de la série « Next Music Station » de Fermin Muguruza. Peu de temps après et alors que j’en savais finalement peu sur le personnage j’ai été recontacté afin de participer à un projet de documentaire sur Michel Elefteriades, Empereur du Nowheristan. Le travail est toujours en cours, mais une première bande annonce a été faite histoire de créer une attente notamment sur les réseaux sociaux où les amis de l’Empereur sont nombreux.

Le tournage de ces séquences a connu de nombreuses configurations et de nombreuses caméras différentes mais je profiterai des prochains tournages pour faire un point sur le coté technique de l’aventure.


A Day at The Races

Voici donc le film court sur l’hippodrome de Beyrouth, tourné avec un 5D et différents « pictures profils » afin de les tester et de pouvoir les comparer. La colorisation s’est faite dans Color et dans Da Vinci Resolve. Il y a donc plusieurs versions du même film sur une même musique afin d’être capable de choisir le meilleur réglage et de faciliter la post production pour les tournages futurs qui pourraient encore se passer sur une caméra Canon.

 

 


A Day at Race

Comme notre ami et Gourou Philipp Bloom avait en son temps réalisé un film court nommé ainsi pour tester sa 7D et ses optiques, je me suis dit de mon côté, pourquoi ne pas profiter d’un champ de course pour tester des profiles d’images (Marvels, Cine Style ou Panavision) et se faire la main une fois de plus sur Da Vinci Resolve voire FinalCut X. Me voilà réveillé aux aurores et quelques instant plus tard je rejoignais l’hippodrome de Beyrouth où les différentes écuries m’ouvraient leurs portes (je dois ici remercier Monsieur Nabil Nasrallah le directeur de l’établissement qui a permis ce tournage) afin de capturer avec une 5d les premiers moments de la journée. J’ai globalement utilisé uniquement la 5D avec des optiques Canon de la série L, à savoir un zoom 70-200mm 2,8 non stabilisé, un zoom 24-70mm et un 50mm, des filtres Nd une fois le soleil levé. J’ai pu faire ainsi pendant les 4 heures de tournages une centaine de petits clips en jonglant avec les « pictures profiles » afin de juger au montage et en post production du meilleur réglages pour mes prochains tournages avec cette caméra.

A part le fait que la lumière mit un temps précieux à vraiment se lever et que les entrainements débutent, eux, vraiment tôt, rien à redire, j’ai pu tester les 3 « pictures profiles » dans les conditions d’éclairages différents, de nuit avec des éclairages tantôt 5600K tantôt 3200K puis au levé du jour puis en plein soleil. J’ai terminer  à 9H00 ce qui correspond en fait la fin des entrainements pour les jockeys et les chevaux.

La deuxième étape consiste à filmer la course dimanche prochain afin d’en faire une histoire je l’espère, jolie à regarder, puis de travailler les couleurs aussi bien dans Color que dans Resolve afin d’en sortir deux styles différents et de continuer mon apprentissage chez Da Vinci. Dès que tout cela sera terminé, le film sera sur Vimeo afin que mes collègues coloristes et autres utilisateurs de Canon puissent me dire ce qu’ils en pensent et me donner conseils et avis sur les « pictures profiles » voire sur les techniques de retouches. Avancer en partageant.

Vous l’aurez compris c’était un jour de repos à Beyrouth.


Bienvenue

Voici un petit tour de mon travail en tant que Directeur de la Photographie – Chef Opérateur. J’ai cette chance d’exercer mon métier à travers le monde,

en filmant des clips, des documentaires, des interviews, des films institutionnels ou de sport (ski et mountainbike notamment). De ces voyages, des ces rencontres naissent d’autres projets et ainsi va la vie. Ici, vous pourrez suivre l’évolution de mon travail et y découvrir pourquoi pas l’envers du décor ainsi que de nombreux liens vers l’industrie de la production et de la post production, du cinéma.

Enfin ma géolocalisation entre l’Europe et le Moyen-Orient vous donnera peut être à découvrir d’autres horizons et cultures. Comme vous le constaterez je travaille avec des caméras digitales telle que la Arri Alexa, la Red One MX, la gamme des Sony XD & EX Cam HD, mais aussi des HDSLR comme le Canon 5D voire des GoPro HD lorsque le temps est à l’action sur l’eau ou sous la neige. Mes choix de tournages se portent essentiellement sur des rencontres et des envies, je navigue entre Dubai, Paris, Beyrouth, Téhéran et ailleurs en tout cas le Moyen Orient est un parfait terrain de jeu dont la lumière est splendide.

N’hésitez pas à jeter un coup d’oeil à mon showreel ou à rentrer en contact avec moi.

Merci

Emmanuel Hiriart