Emmanuel Hiriart- Directeur de la Photographie

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Comprendre le Raw, au début était la courbe de Gamma

De plus en plus de caméras « Raw » font leur apparition sur  le marché, de quoi faire perdre la tête à pas mal de production, à quelques heures/jours/semaines/mois de la sortie tant attendue du capteur Dragon de chez Red. Voilà donc tout un petit billet pour s’y retrouver dans cette jungle révolutionnaire, on y parlera technique et courbe de Gamma dans un premier temps avant de faire un état des lieux de l’offre réelle de ce marché en question, pour voir ce que va changer la dernière née de chez Jim Jannard. Mais en guise d’introduction, après les déboires passagers de Aaton, me vient une nouvelle de mes amis de Ikonoskop qui annoncent arrêter un temps leur production, après maintes chutes des prix de leur petite caméra, les voilà peut être eux aussi face à un problème financier de trop.

 

A l’origine, le signal d’une télévision, et donc de sa capacité à recevoir de l’information par onde, nécessitait de réduire au maximum les informations produites par la « large » plage dynamique d’une image issue d’une caméra. Il faut comprendre que la bande passante transportant ces informations est limitée dès 1930 et dans les décennies qui suivent l’invention de la télévision hertzienne.

A chaque ouverture d’un diaph supplémentaire par exemple on double la luminosité par rapport au diaph précédent. Donc, en parallèle, on devrait doubler la bande passante requise pour transférer (ou enregistrer) le surplus d’information obtenu. Mais en pratique la bande passante n’évoluera pas, elle est en faite constante et déjà à son maximum.

La mauvaise qualité de cette méthode de transmission télévisée sans intervention aurait abouti à ne transmettre qu’une petite bande ou partie de cette plage dynamique de l’image.Le choix se porta donc, sur la réduction d’information. Et pour conserver une image diffusible et acceptable, on choisi de sacrifier les hautes lumières tendant ainsi à préserver les noirs et les tons moyens, ceux du visages. On comprendra qu’en télévision le plus important était donc le sujet et que l’on pouvait sacrifier l’arrière fond sans pour autant transformer dramatiquement l’image de base ainsi diffusée.

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Voilà comment et pourquoi apparu la courbe gamma dont le travail consiste à préserver la lecture d’une image en réduisant les données des seules hautes lumières d’une image enregistrée ou diffusée, et donc en maitrisant la bande passante . Cette courbe s’ajuste au fur et à mesure de l’ouverture du diaph pour compenser cet afflux de données et donc faire disparaitre du même coup tout un tas d’informations dans les blancs, pourtant nécessaires à la lecture des éléments les plus clairs. Les noirs et les skintones, eux, ne sont pas vraiment concernés par l’opération et à force de s’habituer à ces amputations de l’image l’oeil finit par dire qu’il n’y voit pas de différence, bref, c’est diffusible sur le ondes.

Toutes les caméras vidéos utilisaient alors ce système de compression du signal qui empêchait y compris en post production de récupérer les informations perdus lors d’une surexposition sur un visage ou un ciel. Problème, les caméras gardaient le même système de compression et d’enregistrement alors même que leurs capteurs gagnaient eux en dynamique. Résultat, on perdait encore plus d’informations pour respecter la bande passante maximale du procédé d’enregistrement ou de diffusion. Paradoxalement plus les capteurs devaient restituer tout un plan des noirs au hautes lumières, plus on compressait ces dernières et plus le travail en post production devenait impossible du fait de la perte plus importante d’informations dans cette partie de l’image. On préférait donc une caméra ayant une moins grande dynamique d’image mais qui de fait la détruisait moins une fois gravée sur son support. Le mieux techniquement n’était pas l’ami du bien.

 

L’évolution nécessitait alors de se détourner ou de contourner cette courbe de Gamma afin de profiter pleinement des capacités des capteurs disposant de plus grandes  plages dynamiques. C’est là qu’entre en jeu le filtre de Bayer (même si la technique aboutissant au Raw n’est pas limité à un seul type de capteur), il s’agit d’un seul capteur qui dispose d’un filtre lui permettant de reproduire le plus fidèlement possible les couleurs de l’image captée en bénéficiant de toute la dynamique de l’image.Le système consistant alors à convertir les informations de lumière en un signal vidéo couleur. Le processus multiplie l’information de lumière en la traitant pour chacune des couleurs primaires. La multiplication de traitement qu’opère ce filtre, composé de rouge, de vert et de bleu, n’est pas réalisée de manière égale en cela que les filtres verts sont deux fois plus présents que leurs homologues bleus ou rouges, afin de reproduire une image qui correspond le mieux à ce qu’un oeil naturellement.

 

Mais à nouveau après ce traitement arrive le problème de bande passante, car concernant un capteur de 4K, soit 4096×2160 pixels il faut enregistrer plus de 8 millions d’informations (8,8 millions pour être précis) à chaque image capturée. D’autant plus que si le traitement doit s’effectuer à ce moment là, il faudrait encore le répéter pour chacune des couleurs primaires qui divisent l’information et transforme la lumière en couleur. Soit un total après traitement de 26,5 millions d’informations par image.

L’idée du Raw suppose une simplification de ce traitement qui normalement vient en plus s’enrichir des ajustements fait par la caméra ou l’utilisateur au moment de l’enregistrement, tels les balances des blancs et les choix de gain qui pourtant n’affectent pas la manière de travailler pour le capteur. Car quelque soit le réglage utilisateur pour reproduire l’image qu’il voit et qu’il veut diffuser seul compte la quantité de lumière qui vient frapper le capteur et se transformer en signal vidéo couleur (RVB) qui sera ensuite modulé (ou mixé) en fonction du gain ou du degré Kelvin choisi et aboutira à une image plus ou moins bleu, verte ou rouge et plus ou moins « lumineuse » après traitement.

 

 

 

Le Raw consiste donc à ne pas traiter de la sorte le signal mais à le conserver dans l’état qu’il connait au sortir du capteur et donc à ne pas dé-Bayériser, et donc à ne pas utiliser une courbe Gamma. La somme de données informatiques est donc moins considérable que si l’on procédait à tout ces ajustements ou traitements, et permet de ne pas le « compresser ». Pour ce qui concerne les caméras, photo ou vidéo, dédiées au seul noir et blanc (Ikonoskop, Red, Leica M) là aussi le procédé consiste à simplifier le traitement en retirant le filtre de Bayer, qui nous l’avons compris ne sert qu’à injecter des informations de couleurs dans le traitement de la lumière reçue par le capteur. Cela rajoute du piqué et de la définition à l’image monochrome qui dispose de tous ses capteurs pour travailler sans être déformée par l’effet de Bayérisation. Le traitement étant extériorisé les premières Red ne pouvaient même pas relire leurs propres images, et l’utilisation d’une carte vidéo RedRocket est fortement conseillée pour pouvoir lire et transcoder ces images. Cependant les capteurs agrandissant leurs diagonales se voient aussi améliorés dans leurs capacités à capter les hautes lumières. en un mot il est maintenant utile d’avoir une très grande plage dynamique de l’image. C’est ce que le capteur Dragon de chez Red nous promet avec plus de 20 Stops de dynamique.

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Pourtant on devra toujours passer par l’étape de dé-Bayerisation pour lire cette image, ce temps de traitement et de calcul est donc repoussé à plus tard. Mais on pourra aussi y ajuster le gain, ou la balance des blancs en fonction de ses propres choix. D’autant plus, rappelons le, que désormais on dispose des informations totales de l’image dans les noirs, les skintones ou les hautes lumières. Mais à ce niveau là il faudra encore choisir entre caméras disposant d’un très large capteur, celles proposant du Raw, ou du DNG, entre celles disposant d’un encodage parfois médiocre en interne mais offrant d’autres possibilités en externe, ou compressant de manière habile les fichiers afin de pouvoir réduire aussi les couts en post production, stockage et autres sans pour autant nuire réellement à l’image vue par un oeil humain. Le RedCode est le seul procédé connu et autorisé à ce jour qui permet de réduire les données de ces images Raw (Red est le seul à posséder la licence Raw pour la vidéo, les autres ne le font qu’à travers du CineDNG ou un « Raw » Maison comme Sony ou Arri. Il permet un taux de compression plus ou moins variable afin de ne pas se retrouver avec des Téra-octects de données pour un film de 5 minutes. On revient sur cela dans un prochain billet.

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Course (sans fin) à l’armement

Voilà moins d’un an que je lançais ce blog afin de relater mon travail d’une part mais aussi d’informer bien modestement sur les nouvelles technologies liées au caméras numériques professionnelles que nous utilisons sur les plateaux et les tournages dans nos métiers. L’utilité d’un tel blog est du en fait au changement constat de ces technologies et matériels. Car il y a quelques mois j’annonçais la nouvelle venue la Scarlet, la C300 ou encore les premiers tests avec une Sony F3 et quelques milliers de lecteurs plus loin mais moins d’un an après je dois faire des mises à jour constantes afin de coller au marché et aux annonces et autres nouveautés. En effet un peu comme l’année passée lorsque Canon et Red se disputaient un jour commun pour lancer leurs produits la C300 et la Scarlet il y aura bousculade le 31 octobre du coté de chez RED mais aussi de chez Sony pour savoir par quel nouveau produit il faudra jurer pour être tendance. Chez Jim Jannard peu de mystère ce ne sera qu’une baisse de prix substantielle qui rendra beaucoup plus abordable l’Epic et presque accessible pour tous la Scarlet (surement sous les 8.000$). Une bonne nouvelle pour les nouveaux acquéreurs ou ceux désirant passer de la plus petite à la plus grosse caméra sans avoir à trop se saigner (preuve il en est que la Scarlet n’est qu’une version bridée de sa grande soeur).Mais malheur à ceux qui ont investi il y peu et qui auront le plus grand mal à amortir ce prix et à digérer cette baisse tragique de la valeur marchande de leur caméra.

En cherchant à en savoir plus sur la Sony F55 on trouve des pépites sur le net.

Ce sera aussi surement le cas de nombreuses productions qui auront misé sur Sony et sa F3 à peine vieille d’un an et quelques (on en a entendu parler la première fois au NAB 2010, mais quand est elel arrivée vraiment sur le terrain des tournages?) qui avec son codec intra en 8bits 4:2:0 mais son grand capteur aura surement séduit des gens bluffés par les HDSLR mais cherchant une caméra et pas un appareil photo, afin d’avoir du son, un shutter, un viewfinder (ah non pas encore) et peut être un codec autre qu’un pauvre h264 avec la possibilité en externe de profiter du fameux 4:4:4:4 notamment aux conditions que j’expliquais dans mon billet précédent. Car tous les acquéreurs de cette petite Sony auront surement une larme à l’oeil lorsqu’ils découvriront la probable F7, car la F3 va voir sa production arrêtée. En moins de 2 ans. Le géant japonais va annoncer l’enterrement en grande pompe de sa F3 en cela que le Codec XAVC va remplacer celui de utilisé jusque là en interne sur les XDCam. Et celui-ci pourra gérer du 10 bits 4:2:2 à 100Mb/s de série. Adieu à ce stade là, enregistreur externe et couteuse mise à jour du Firmware. La caméra que l’on disait capable de rivaliser avec la Alexa en terme de dynamique et de piqué d’image, se voit destinée à un musée alors que la petite Arri elle fait toujours des heureux sur les tournages.

Pour autant la caméra capable de 4K (probablement la future norme pour les mois ou les années à venir aussi bien en enregistrement qu’en diffusion) nécessitera toujours un module externe mais Sony devrait en proposer un made in Japan il permettra le 2K à 120 im/s et le 4K.

Je me mets alors à la place de petites structures qui viennent (18 mois c’était hier) d’investir dans une F3 et qui vont se retrouver avec un bel objet bien dépassé technologiquement, la faute aussi au fait qu’on ait accueilli cette caméra avec les honneurs alors même qu’en interne elle ne proposait rien d’autre que ce que la EX1 ou EX3 faisait déjà (à savoir du 8 bits 4:2:0). L’effet de mode du gros capteur va se poursuivre mais il semble que celui-ci soit enfin rattrapé par la technologie qui permet enfin d’enregistrer son flux correctement en interne.

Notons au passage que c’est toute la gamme F qui va subir un ravalement et qu’une F55 semble aussi pointer son nez, dès que l’on aura les spécificités de celle-ci je reviendrai c’est promis nous mettre l’eau à la bouche. Avant qu’un autre produit lui vole la vedette, mais, je suis sur qu’on trouvera bien un objet capable de faire des films pendant de longues années sans avoir à le jeter à chaque fashion week.

Un descriptif de la future F5 complet et la mise à jour des pilotes pour gérer les fichiers Raw de la F65 pour Avid et Première, rien ne semble penser que FinalCut X sera concerner par cette option, à croire que Sony ne voit pas dans le logiciel une alternative professionnelle?


En tournage avec la Sony F3 et un Cinedeck (mise à jour)

Retour d’expérience avec la caméra son F3 alliée à un enregistreur externe cinedeck.

Tout d’abord pour tous ceux qui ont déjà eu à utiliser une Sony de type ex cam on se retrouve vite dans le fonctionnement, le positionnement des boutons et le menu permettant de configurer la caméra. On est chez sony comme à la maison avec tous les défauts d’ailleurs des caméras de la gamme (viewfinder pitoyable et inexploitable du fait de son positionnement arrière, panneau de réglage du son et du slow motion qui n’étant pas protégés viennent se dérégler ou s’enclencher au fur et à mesure de la journée et des portages).

On regrette d’abord juste l’enregistrement interne en 8bits 4:2:0 à 35Mb/s et bien sur la mise à jour payante du firmware pour avoir accès au S-Log 10 bits 4:4:4:4. Pourquoi acheter un tel objet pour se voir délivrer un codec peu honorable, pour le prix on aurait aimé une solution interne qui servent à autre chose qu’un proxy douteux.

Car si l’achat d’un enregistreur externe va délester le porte monnaie, l’ajout du Cinedeck et de batteries approuvées par la marque pour faire fonctionner la bête plutôt énergivore et c’est la caméra que l’on vient de lester de quelques kilogrammes. Et si l’on adjoint des optiques PL on arrive à un poids plutôt excessif compte tenu que l’on enregistre en HD à partir d’une caméra à la base plutôt légère.

Le Cinedeck lui, fonctionne sous windows, consomme on l’a dit beaucoup de batteries et met longtemps à s’allumer ou à s’éteindre (on doit quitter l’application puis éteindre windows).

Facile à régler, le Cinedeck confirme bien qu’il est connecté selon la méthode choisie et qu’il reçoit un flux. ensuite on sélectionne le codec en fonction de ses gouts. Tout va bien à part quelques pertes de son (via le cable hd-sdi) lors du tournage, le SSD fonctionne bien la machine chauffe un peu, le seul problème fut de trouver une place adéquat pour l’engin afin qu’il ne déséquilibre pas tout l’édifice et qu’il permette le portage de la caméra par la poignée, et sa mise à l’épaule. Enfin, il fallait aussi avoir suffisamment de place pour changer les batteries (celles de la Sony et celles de l’enregistreur) et les cartes SxS ou le SSD, tout en étant capable de manipuler l’écran tactile et les touches. Un casse tête au début et un surpoids difficile à amortir mais l’on s’habitue à tout, dommage vraiment que le 10 bits (ou 12 bits soyons réalistes) interne ne soit pas possible. Quand je pense que parfois je tourne en 4K avec simplement une RED scarlet, des revolts un moniteur tactile et des SSD pour un poids ridicule difficile de penser que l’on vient de construire tout cela pour shooter en HD et en Proress. Surtout lorsque l’on s’aperçoit que l’accès au viewfinder se fera difficilement en condition de tournage. Heureusement le vectorscope et autre parade du Cinedeck aideront grandement pour le choix du diapo.

Au final c’est tout de même assez lourd à porter mais aussi à exporter car les fichiers (pour mon cas en Proress HQ 4:4:4:4) certes assez joliment détaillés grâce au S-Log gagnent en lattitude et l’on profite alors d’une très belle caméra et d’un très bon capteur. Il y a des similitudes avec ce que l’on obtient avec une Alexa, peut être mais le bijou d’Arri est tout de même plus compact et ergonomique. Certes le prix n’est pas le même mais j’ose à peine chiffrer celui de la F3 que j’ai utilisé. Pour ce prix là, à titre personnel, je ne vois pas d’autre choix qu’une Scarlet qui propose du 4K (à mon sens une bonne base pour amortir une caméra dans les années à venir) de moins en moins cher. Le mois de novembre doit voir une nouvelle annonce de Sony concernant sa gamme F et donc la F3 en question qui devrait  être remplacée, après quelques mois de loyaux services on est vite obsolète aujourd’hui Monsieur.  On parle d’une F7 qui peut être nativement embarquera un SSD ou bien sera capable de sortir un flux 4K via un enregistreur externe qui rendra le Cinedeck obsolète aussi. D’ici là vous pourrez acheter une GoPro qui plus légère et moins gourmande vous délivrera du 4K à 15 i/s et du 2,7K à 30i/s, en tout automatique et sur une carte mini sd pour moins de 400$. L’avenir?

En parlant de SSD il me faut aussi vous conter mes problèmes lors de la relecture des images en post-production. En effet, celles-ci semblaient atteinte de drop frame, pourtant rien n’avait l’air d’avoir occasionné cela sur le terrain et l’appareil s’il avait parfois signalé des erreurs ne l’avait pas fait à ces moments là. Il semblerait (mais l’enquête est en cours) que le problème ne vienne ni de la caméra (qui elle enregistre en interne sans aucun saut) ni des câbles (dual links 1,5g). Les regards se tournent alors vers le Cinedeck et selon la maison mère de l’engin il faudrait soupçonner le formatage du SSD qui doit se faire sous Windows 7 et pas directement sous le XP installé sur l’appareil. N’ayant pas de Pc sous la main pour faire ces tests j’ai du déléguer à de courageux possesseurs de systèmes d’exploitation de ce genre. Par ailleurs le transfert des rushes du SSD vers de petits disques durs type 5400tr/m sous firewire 800 semble aussi problématique. On semble se tourner vers une solution (sous Mac) assez onéreuse via des disques Thunderbolt. Voilà pour être complet et honnête sur la question.


Retour à la normale

 

La saison estivale, pourtant studieuse, ne m’a pas donné le temps de mettre à jour le blog comme je le souhaitais. Pourtant il y a du nouveau, du matériel tout d’abord malgré le léger faux bond de BlackMagicDesign qui nous laisse attendre sa petite caméra depuis Juillet, toujours pas de nouveau MacPro et même plus de MacBookPro 17 pouces, de ce coté là rien de bon.

Mais je m’en vais tourner une série « genre Thalassa » pour les Émirats et la sony F3 sera du voyage avec un Cinedeck pour enregistrer en S-Log 10 bits 4:4:4 accompagnée d’une série PL de chez Cooke.

 

Une occasion de vous faire un petit comparatif dans ce segment (Red Scarlet, Blackmagicdesign, Sony F3…) et du coté des enregistreurs externes (Atomos, Sound Device, Cinedeck et blackmagicdesign).

Enfin, un petit article sera aussi consacré aux Lut de la Sony suite à une série de demandes en ce sens et, pour que la rentrée soit complète je ferai aussi une petite sélection des nouveautés de l’IBC 2012.

Bref c’était les vacances…


La tueuse de HDSLR? Complément d’information.

Je disais dans mon post précédent que la petite caméra de Blackmagic Design serait une « tueuse » de 5D et autres C300 parce que notamment elle enregistrait en RAW en interne et qu’en cela elle remplaçait la Scarlet annoncée à l’époque 3K à 3.000$ par Jim Jannard. Ayant reçu beaucoup de commentaires depuis cet article je reviens sur ces deux informations car je vous dois des explications sur la forme comme sur le fond. Tout d’abord j’ai eu la chance de pouvoir tourner avec bon nombre de caméras existantes depuis le HI8 et l’Umatic, le DV et le Beta alors qu’en parallèle j’apprenais à manier du film 35 et 16mm sur des Arri et autres Panavision.

J’ai été comme beaucoup d’entre nous choqué et intrigué par la sortie de la Red One qui annonçait un bouleversement notable dans nos métiers en cela que le numérique pouvait faire jeu égal pour un budget bien moindre avec la pellicule. Très vite j’ai eu l’occasion de pouvoir utiliser l’engin sur des tournages et le voir évoluer ainsi que son workflow qui reste souvent méconnu des gens pressés de vouloir tourner en Red sans en connaitre la face cachée. A mon sens cela vient du fait que l’on a à faire d’une part à des clients qui ne connaissent rien à nos métiers mais on entendu parler ici ou là de la machine qu’ils veulent donc utiliser sur leur tournage (pub, clip…) voire des utilisateurs bercés au seul son du numérique qui pense non seulement rivaliser mais dépasser la qualité de la pellicule qui serait à l’image d’un film en noir et blanc d’une autre époque… À coté de ce développement à gros budget s’instaurait celui du HD, après un court passage par le presque HD à 720p, et surtout celui des médias à mémoire qui enterraient les bandes et les cassettes. Pour autant même si les modèles HVX de Panasonic ou XDCam « cinéalta » de Sony étaient alors utilisés dans quelques films (REC, District 9… aux cotés de RED notamment ) cela restait de bonnes caméras pour un format télévision mais le capteur et les codecs semblaient un peu juste pour une exploitation autre.

À cela est venu s’ajouter une petite trouvaille du secteur photographie recherche et développement de Canon qui arrivait à filmer avec son appareil au capteur CMOS full frame ou APS. Dès lors et malgré la piètre qualité du codec et donc du résultat final (moiré, aliasing et autres rolling shunter, le tout en H264) le petit gadget envahissait nos tournages et devenait même un must have. Aujourd’hui si l’on sait utiliser ces machines correctement (quand elles sont utiles) on peut faire de belles images je n’en doute pas mais l’ergonomie et l’horreur du codec nous font souvent regretter une caméra d’épaule Beta numérique. Voilà pourquoi la sortie de la petite blackmagic ou de l’ikonoskop me semble une bonne nouvelle, en cela que si le capteur est plus petit que les dslr de Canon, mais assez proches du GH2 de Panasonic, au moins on peut obtenir un fichier RAW nativement et travailler en 2,5K dans la cas de la blackmagic (Ikonoskop se limitant à du 1080P). Je rappelais que seul RED possède le brevet pour utiliser nativement du RAW sur ses caméras, c’est toujours vrai en cela que Arri doit utiliser un enregistreur externe pour accéder au saint graal et que nos petits amis cités plus haut se limitent au format 12 bits CineDNG d’Adobe.

Alors en quoi cette petite machine au look un peu rétro peut elle tuer malgré ses défauts (batterie intégrée et absence d’entrée XLR…) le HDSLR?

Le codec tout d’abord et bien meilleur rien à dire, il n’y a qu’à utiliser du RAW pour ne plus vouloir revenir à autre chose et le DNG est bon, de toute façon il est incomparable avec du H264 8 bits 4:2:0. Et pour ceux qui le 4:2:2 10 bits suffit ils auront le choix entre des fichiers AVid ou FinalCut dans un Codec reconnu par toutes les plateformes de post production.

Les métadonnées et l’apparition de mots clés, bien pratique et plus encore lorsque l’on passe en post production. L’enregistrement interne sur des SSD de 2,5 pouces de moins en moins chers.

La monture EF et ZF qui donne accès aux optiques abordables.

L’ultrascope en Thunderbolt, un plus qui change la vie lorsque l’on veut monitorer ses images de manière plus réaliste que sur un simple écran de 5D.

Le capteur serait, aux dires de nombreux commentateurs, un point à mettre dans la colonne des moins. Pourtant il permet une dynamique de 13 Stops dans l’image et contrairement aux idées reçues il ne s’agit pas d’un capteur au format 16mm, le BMD est supérieur et se situe entre un super 16mm et celui qui équipe un GH2. Il s’agit donc plutôt d’un 4/3 de pouce.

Le format d’image de 2,5K se situe en réalité en dessous du 2K en cela qu’il est plus étendu mais donc moins haut. On est bien loin du 4K qui reste de toute façon bien loin du 35mm voire de l’Imam. On dispose d’un format certes atypique mais assez proche de ce que l’on pourra diffuser avec les normes numériques qui s’imposent à nous dans le salles de cinéma qui ont investie dans des projecteurs 2K.

Certains commentateurs me rappellent que j’annonçais une norme à 4K dans les années à venir, je le pense toujours mais je sais aussi que depuis que je tourne en RED et en Alexa nombre de productions se satisfont d’une simple HD pour des raisons de budget tant au tournage qu’en post production. Pour conclure si je suis amené à décliner l’utilisation de cette caméra ce sera pour des raisons d’ergonomie ou de batterie mais pas pour des raisons de qualités de son capteur ou de son codec, je reste favorable à des caméras petits budgets plutôt qu’à des machins peu pratique et ressemblant à des arbres de noel pour filmer en 4K mais… Je n’oublie pas que le Film n’a pas encore de concurrent direct en tournage et en diffusion du moins dans les normes qui nous sont proposés aujourd’hui par l’industrie.


Retour à la réalité.

De mon coté j’étais en tournage à Chypre, coté grec puis à Istambul pour une série de programmes courts partant à la découverte des villes d’Europe et d’Occident pour une télévision du Qatar. Nous tournons les premiers épisodes avec une Sony EXcam EX3 malgré son codec interne LongGop à 35 Mb/s et une 5D (et son horrible H264) vient faire office de caméra B pour les interviews.

En revenant sur des tournages avec des caméras de type ExCam on se souvient comme il est appréciable d’avoir un outil assez ergonomique, peu couteux, stable et doté d’un workflow des plus simples. Après de nombreuses galères ou malentendus avec notamment des RED qui malgré leurs grandes qualités peuvent parfois causer des angoisses voire poser des problèmes, de son, d’allumage, de workflow ou d’autonomie.

Pourtant mon choix pour l’année à venir est bien d’essayer de ne travailler qu’avec une RED, en l’espèce la Scarlet et de pouvoir ainsi délivrer des films allant du format 4K au HD. En effet je vous ai déjà conté les mérites du petit enregistreur externe pix 240 de sound device et c’est bien grâce à lui que ce choix est possible.

Capable d’enregistrer en 10 bits, 4:2:2 et en AppleProRes comme en DnxHD (pour les monteurs en Avid) jusqu’à 220mb/s dans les deux codes, sur des SSD de 2,5 pouces (dont le prix baisse de plus en plus et dont la qualité est très bonne y compris dans des tournages compliqués en présence de poussières, d’embruns, de neige…) mais aussi sur des cartes CF. On alimente ce petit bloc très compact et solide par la caméra elle même ou via des batteries Sony L, on pourra alors se plaindre d’une autonomie un peu courte car il faut toujours qu’on se plaigne. Pour le reste, à part l’écran qui ne restitue pas vraiment la colorimétrie des images que l’on tourne, un défaut de balance des blancs récurrents sur tous les modèles que j’ai utilisé. Mais comme l’on dispose d’entrées mais aussi de sortie en HD-SDI et HDMI on branchera un moniteur de contrôle. Mon small HD faisant alors parfaitement l’affaire. Du coté du son, on peut faire confiance au pré-ampli de sound device pour s’occuper parfaitement des canaux audio notamment à travers les entrés XLR que l’on peut configurer et monitorer comme on le souhaite.  Les différents upgrades de l’engin nous permettent désormais de ne plus avoir à appuyer sur la touche enregistrer de l’appareil et c’est bien pratique. Je m’en explique, une fois relié à la caméra c’est le bouton de cette dernière qui pilote l’enregistrement sur le pix 240 évitant d’avoir à déclencher deux fois mais surtout d’interrompre par inadvertance par pression des grosses touches du boitier externe.

C’est donc un boitier qui a su me conquérir car il me donne une certaine sérénité dans le travail, quelque soit la caméra que j’utilise, le codec est toujours le même et le haut débit d’écriture donne un peu plus de qualité à mes images y compris en provenance de caméra 1/3 de pouce ou d’un demi pouce.

Pour exemple sur ce type de tournage pour le Qatar à travers le monde (il est prévu de faire escale à Paris, Londres, Prague, Berlin, Amsterdam, Barcelone et New York City dans un premier temps) il me permet de proposer un meilleur codec à la production qui tient à tourner la chose en ExCam (ils disposent déjà d’un parc de caméras de ce type) et de disposer l’air de rien de 2 canaux audio supplémentaires, et d’une copie de sauvegarde sur cartes SxS en plus de la duplication des rushes sur deux disques durs chaque soir.  Je voyage l’esprit tranquille, le workflow est des plus simple, l’ergonomie est bonne et le tout étant solide et compact l’appareil se loge dans un sac à dos dans une petite housse et depuis le temps n’a pas pris un coup.

Les SSD sont un bonheur en terme de rapidité et de fiabilité (j’utilise des SSD Samsung 830 et des OCZ Vertex 3). Les monteurs sont ravis de posséder les images en AppleProRes ou en DnxHD selon leurs demandes, et enfin je peux proposer à mon tour des tournages avec la Scarlet voir l’Ikonoscop sans être tenu à un workflow plus long et couteux en temps et en matériel. C’est donc un achat certes un peu couteux (on le trouve en France à 3500 euros mais son prix devrait baisser) mais qui permet aussi de rentabiliser une caméra comme la RED en permettant de l’utiliser lors de tous les tournages ou presque ce qui n’est pas rien lorsque l’on voit le cout d’un tel achat. Voilà comment je vais donc proposer à la production de tourner la saison 2 de ces programmes courts en Scarlet et de leur délivrer les rushes en HD 10 bits à 220mb/s afin que cela ne nuise pas en temps et en argent à la post production.

Par ailleurs le 4K semble devoir devenir la prochaine norme de diffusion du moins si l’on écoute les différents bruits venant de chez Sony qui annonce ni plus ni moins vouloir devenir leader sur le marché du 4K tant en captation qu’en diffusion en étant capable de fournir des caméras et des HDSLR dotés de tels capteurs et de processeurs capables de traiter un tel flux et de la diffuser sur un projecteur vidéo de salon en l’occurrence le modèle VPL-VW1000ES dont on en connait pas encore le prix qui sera aussi capable de convertir des sources en 2K ou en simple HD. La NHK elle, vient de révéler qu’elle travaillait sur un capteur de 8K, le futur semble s’inscrire dans une course à l’armement technologique que les japonais n’ont aucune intention de laisser aux USA ou aux européens. Enfin si ces normes n’atterriront pas dans nos salons avant 2016 sachez que les codecs vidéos permettant de tels encodages sont déjà à l’étude en vu de remplacer notamment le H264, ainsi le H265 (en fait le High Efficiency Video Coding HEVC) sera capable de réduire la taille des fichiers de 40% à qualité égale mais surotut prendra en charge des formats jusqu’à 7680X4320 pixels. C’est en effet le format (Ultra High Definition Television UHDT) 4320p ou 8K qui semble avoir était retenu. On en saura plus dans un an lorsqu’en janvier 2013 lorsque l’Internation Telecommunication Union et MPEG-LA dévoileront les spécifications sur successeur du H264, sans regret.


Une petite boite et de grands rêves.

Alors que la plupart d’entre nous attend les annonces respectives de Canon et de RED ce même 3 Novembre fut choisit par Lomo (la petite société qui fait des appareils photo analogiques amusants et en plastique) pour nous révéler son dernier petit jouet à 80$, le Lomokino. Un petit boitier équipé d’un objectif de 25mm permettant manuellement d’enregistrer presque une minute de film super 35 (144 images par rouleau contenu dans la « magicbox ») dans un format de 24mm par 8,5mm avec un shutter d’une vitesse de 1/100 et un diaph d’une ouverture maximale de F/5.6. Biensur pas de son, pas d’effet si ce n’est le pur produit de votre esprit et l’histoire que vous voudrez bien mettre en scène grâce à cette simple boite.

Outre le format et le prix qui me donne envie de l’emmener un peu partout avec moi j’ai grand plaisir à tourner plein de petites séquences et de redécouvrir le plaisir simple de la pellicule. Pas de gadget, pas de 3D, pas de technologie, pas de software couteux, pour quelques dollars de plus vous pouvez même acquérir de quoi le projeter pour vos amis. Un simple objet revenant à faire des films comme Chaplin, Eisenstein un siècle plus tard et avec moins de talent ou d’audace, mais si l’audace et le talent ne sont pas là, à quoi bon investir dans un caméra à 50.000$ ou plus?

Un peu d’histoire en relief.

Parce que c’est bien là, la question qui nous reste sur les bras, à l’heure où l’industrie cinématographique agonise et tente de nous vendre sa technologie 3D/Relief, et que visiblement le public semble assimiler le concept si c’est en 3D c’est que c’est mauvais…

Car avec la 3D il semblerait que l’industrie du cinéma au sens large s’est bien moqué de nous :

Ainsi il faut se souvenir que la « technologie » 3D date de 1893 et que les lunettes bicolores que j’ai découvert petit pour visionner le monstre du Lac Vert à la télévision servaient déjà à donner du relief aux photographies de l’époque grâce à un brevet de stéréoscopie polarisante. Lorsque le Cinématographe arrive il est alors normal que les frères Lumière filment « l’arrivée du train » selon cette méthode. Plus tard de nombreux succès notamment de Hitchcock vont reprendre ce procédé afin de donner encore plus d’impact et de spectateurs à leurs oeuvres.

Je me souviens aussi que gamin j’en ai pris plein les yeux dans les cinéma IMAX grâce à la technologie de projection alternée, et que l’arrivée du numérique va bien sur continuer sur ce chemin déjà centenaire.

Un second souffle pour l’industrie.

De nombreux grands noms du cinéma vont tenter l’expérience, le plus connu d’entre eux est surement James Cameron dont Avatar (qui est tourné en simple HD) va avoir le succès que l’on connait et faire croire à l’industrie toute entière qu’ils ont là une solution à tous leurs problèmes, piratage et manque d’audience. Il est utile de noter dès maintenant qu’il semblerait que Avatar soit aussi le film le plus piraté (en 2D) de l’histoire récente du partage de films sur internet.

A l’heure de la sortie de Tintin de Spielberg, il faut aussi revenir sur le parcours des films qui ont tout joué sur la 3D pour se faire une place au box office dans le sillage du film en trompe l’oeil de Cameron.

Le pire exemple étant surement « Le Choc des Titans » dont il est de notoriété public qu’il a été tourné en 2D puis repassé à la moulinette numérique pour se présenter à nous en relief, le scénario avait du ne pas survivre à ce procédé et la médiocrité technique du résultat a du faire fuir plus d’un spectateur. La liste est devenue longue des films que l’on ose pas aller voir (même avec ses cousins) tellement on est sur que ce sont des navets et que la 3D n’est là que pour sauver les apparences. Au prix du ticket d’entrée déjà scandaleusement élevé qui va connaitre avec ce tour de magie une inflation de 10%, on comprend que beaucoup se disent que le téléchargement fera aussi bien l’affaire.

Je ne me désespère pas d’autant plus que j’ai vu au moins deux très bons films en relief depuis cette période (la créature du lac vert reste un très bon souvenir mais je vais essayer de me consacrer à des films récents).

« Pina » de Wim Wenders et « La grotte des rêves perdus » de Werner Herzog, dans les deux cas on est subjugué par les images et l’on se dit que la technique sert l’histoire comme jamais. Je suis un fidèle défenseur du cinéma et de ses salles, du rite quasi sacré auquel on se prête en rentrant dans l’obscurité et en visionnant dans le noir et le silence un film sur grand écran. Je ne considère pas que lorsque je voyage en train ou en avion  je regarde un film sur mon petit écran ridicule et dans une ambiance tout juste bonne à rater une partie de sudoku. Voilà pourquoi je retourne au cinéma pour voir, pour regarder pour écouter, pas sur à ce titre que j’ai envie de m’équiper d’un téléviseur 3D pour visionner les dernières productions, pas sur non plus que j’ai envie de filmer en 3D sauf à avoir l’occasion de travailler avec Werner Herzog. Vous me direz qu’à l’arrivée de la couleur sur nos écrans beaucoup pensaient comme moi et que l’histoire prouve qu’ils ont eu tort? Pas si sûr au moment où je filme une petite séquence en noir et blanc sur de la pellicule 35mm sur mon LomoKino. Et ce soir j’irai voir la version « longue » et restaurée de « Métropolis »…


Enfin « Scarlet » arrive…le 3 novembre.

C’est Jim le propriétaire des établissements « RED » qui nous a confié ce matin que notre attente serait récompensée, car le 3 novembre il n’y aura pas que Canon à faire une révélation, la caméra Scarlet (la plus petite de la gamme RED) devrait être officiellement « disponible » selon les termes de la société, on l’attendait depuis l’automne 2009 sa première date de sortie… Alors pour avoir déjà pu travailler avec une Epic et être convaincu qu’il s’agit là d’une caméra répondant parfaitement à mes attentes je suis tout de même curieux de voir ce que donne ce nouveau concept « low cost »  et son capteur 2/3 capable de faire des images en 3K en utilisant un codec beaucoup moins ravageur que la red one. Nous verrons bien si elle est toujours aussi mignonne que lorsque nous l’avons croisée dans les mains de Ted Schilowitz au cours des derniers mois. Mais surtout ce que les productions indépendantes en feront car ça n’est qu’un outil à mettre entre de bonnes mains et alors le miracle s’accomplira.

Nous verons bien ce que les Japonais de Canon vont nous sortir de leurs usines en espérant que cela se rapproche plus d’une vraie caméra à gros capteur mais dont l’ergonomie sera acceptable et dont le codec sera lui tout simplement exploitable. Car lorsque j’ai à réutiliser une 5D après quelques tournages avec une Alexa je dois avouer qu’il m’arrive de pleurer, mais le tarif n’est pas le même et c’est bien là tout le problème.